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Edito de Décembre 2007
Avec diverses idées dans la tête, je me mets devant une page blanche pour écrire l’éditorial de décembre. Ce mois qui termine l’année où l’on aura vu l’avènement de Nicolas Sarkozy, la débâcle des extrémités de l’échiquier politique, et l’absentéisme du Parti Socialiste depuis la défaite de mai dernier. En effet, ce parti majeur de la scène politique française qui cherche sa voie - ainsi que sa voix - depuis 2002 et le départ d’un homme à carrure, voyage dans l’inconnu. Il est face à des guerres fratricides où chacun veut devancer l’autre par des petites phrases et non par des idées qui feraient de lui, ou d’elle, un leader d’opinion. La conséquence inévitable de cela étant une cacophonie au niveau médiatique.
Pour empirer les choses, le PS s’est mis en position d’opposant systématique à la machine UMP. Mais critiquer inlassablement les mêmes personnes d’être à l’origine de tous les maux français ne valorise pas celui qui le dit. Au contraire cela le fait passer pour quelqu’un sans idée.
Face à la grogne du mois de novembre, le PS n’a osé dire qu’à demi-mots que la réforme des régimes spéciaux était nécessaire mais qu’ils n’auraient pas usé des mêmes méthodes pour la réaliser. Un autre point intéressant est celui du rapprochement envisagé entre les deux tours de la présidentielle entre le tout nouveau MoDem de François Bayrou et le PS. Ce n’est pas à mon sens une droitisation de la politique française mais plutôt la révélation pour une partie de la gauche que l’économie n’est pas chasse gardée de la droite.
Les prérogatives cette année sont donc remises en jeu. De plus on peut se demander si avec la venue de la nouvelle année et de ses bonnes résolutions traditionnelles, des changements dans les manières d’agir de nos femmes et hommes politiques se verront. Mais n’est-ce pas une idée vaine depuis le temps que le peuple demande du changement ? La réponse à donner à cela est ambiguë dans le sens où chaque personnage politique va se défendre en affirmant que chaque réforme qu’il a entrepris s’est vue confrontée à la grogne de la rue. Les français désirent donc peut-être inconsciemment du changement pour pouvoir continuer à espérer, mais lorsque celui-ci est concret, n'en veulent plus, par peur de l’inconnu, de perdre plus que de ne gagner quelque chose. C’est là toute la complexité de la politique, du droit et de la sociologie mises en relations étroites pour parfaire à une communauté de vie, à la société française dans son ensemble.
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